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Publié par CHRISTOPHE LEMAN-PERUCCA

  Moteur de poésie sonore

1ère partie de la performance (texte seul)

sans la musique jouée et composée par Bernard Pellissier (guitares électriques).

 

1ère partie : RÔTIR (pour les précieux : l'Enfer)

2ème partie : ATTENTATS (pour les précieux : le Purgatoire)

3ème partie : SORTIR (pour les précieux : le Paradis)

 

TOUS  NOS POULETS RÔTIS SONT À L’INTÉRIEUR DU MAGASIN !

 

 

 

Je répète :

TOUS / NOS / POULETS / RÔTIS / SONT / À L’INTÉRIEUR

...

DU MAGASIN !

 

Bonnes amies,

mes reines...

 

Pour vous j’emballerai mes oiseaux

dans les ______ (auto-censuré pour le net)

à l’encre toute chaude encore

et bariolée des crachats des passants.

 

J’en farcirai les ______ (auto-censuré pour le net)

de mes beaux oiseaux.

 

Au petit ______ (auto-censuré pour le net)

comme aux autres,

et jusque dans sa crèche

je lui en accrocherai de...    Mes oiseaux.


Avec lampions et guirlandes anti-poisse

je mettrai toute la puissance pour qu’il ne pleure plus et

jusque dans ta lune je les enverrai... Mes oiseaux.

_______________________________

 

(Bientôt 5 heures, presque un quart. Il pleut à nouveau. )

 

_______________________________

 

Illettrée tu me vois ?

Cliente, venue de très loin en chameau diesel.

 

Et les 8 chiffres du tiroir-caisse, froid comme mon lit,

je te les offre, et les brûle.

 

Ouf ! Ouf ! Tu tousses.

Doigt brûlé ne réchauffe pas les fesses !

(N’aie pas peur.

J’essaye une image)

 

(Peur moi ? Et de qui et pour qui tu me prends ? Chien d’avorton !)

 

Il faut vous le dire, c’est toujours avec des gens comme elle que je fais boutique

(un peu grosse, un peu rude, un peu brusque tout de même).

 

Et toi, tu arrives, mon cœur, avec tes oreilles en forme de miel !

 

…Et non  / pas encore…

 

(En voilà une autre, tiens !

Qui entre...

Chez la concurrence.)

 

Vous tardez donc, mes poulettes !

AÏE mes poulettes !

Je suis votre guitare abandonnée...

 

AÏE AÏE !

Que vive votre mille feuilles de bêtises au sucre doux du désert,

au loukoum plein d’amandes, et de peaux d’éléphants !

AÏE AÏE !

Je pleure pour vous, chante pour vous, tourne pour vous, cuit pour vous.

J’aligne, pour vous, les perles pralinées des poètes de la ligne NORD-SUD, EST et OUEST.

 Car il n’y en a que deux, ici.

Et ponctue : HALT !  ATTENZIONE !

 

_______________________________

 

Madame jette un œil ?

Une fantaisie ?

Une fantaisie peut-être ? Dites-le, dites-le vite.

Dites le pour moi, pédagogue assoiffé de savoir, prophète du cash.

 

J’exagère, je crois que j’exagère, et il n’est que 8 heures 20 ce matin.

 

_______________________________

 

J’insiste !

Vos Altesses désirent ?... Vos Altesses exigent ?...

Vos Altesses exaltent (exultent ?) exsudent leurs soupirs vers ces juteux volatiles !

Croustillants effets de ma peine. Hymne gazouillant vers votre cœur !

 

Que non ! Je t'en fiche !

Osez venir me fouetter femmes à barbes... Barbies dépareillées

Osez en face !

 

_______________________________

(Rien à faire, les vitres sont encore dégueulasses)

_______________________________

 

…Parler à mes cocottes maintenant

en langues étrangères.

 

 

Pour changer.

Pour changer...

 

Attendre B. pour musique mauresque

 

Do you ever want me, Queens of the rue de la fraternité Street ?

Forget every dring dring, for ma ligne directe to the Nouveau Monde ?

Tout pour my eyes … For my eyes...

de Baby night !

And for yours.

 

 

Tous ensemble à l’étranger mes belles oiselles !

Ici, c’est trop genre Aladdin !

 

Et moi, beau comme moi,

machine à servir incontrôlable

vous déborderai, plus spermatique qu’un cachalot du désert.

 

Pacha de ses pachattes,

qui préside aux lumières et aux températures

aux épices à la louche, aux patates “ maison-chaudes ”.

 

 

Holàlà ! Ici on s’y fait !

Ce n’est pas la températuRe qui manQue : AvéQue l’accent du SuDe (des Français)

Je veux diRe : pas celui des GuyaNes brûlées,

ni de Corses enfumées

Ni des Papouasies nouvelles et cramées

Quoi ? De quoi ? Quoi ?

.

Vilaine ! Plus sotte est la poulette qui ne veut rien entendre !

 

Non reste là ma biche, je plaisantais, je plaisantais, je plaisantais.

Ce n’est pas drôle, tu as raison, tu as raison, tu as raison.

 

Et tu me puniras Ô biche asiato-andalouse

et je payerai, payerai, payerai !

 

Et ce sera bon comme un petit christ en sucre

dans le noir de ta bouche

et sans ces cons de poulets illuminés-embrochés.

illuminés-embrochés.

illuminés-embrochés.

 

 

STOP ! …

_______________________________

 

Musique jazzy commence

Inspection générale de la boutique :

-un mauvais vendeur ne vends pas !

-un mauvais drôle ne fait pas rire !

-une tête d’oiseau fait fuir... la clientèle !

 

(Pourquoi, crois-tu, que j’enlève, les têtes cocotte ?!)

 

Règle n° 13 : dépassez votre peur de l’échec, persévérez et donnez-vous du temps, du temps, du temps !

Règle n° 5 : intéressez vous aux personnes que vous avez en face de vous, de vous, de vous !

 

Me voilà tout seul !

Passage en grade : je suis mon propre patron.

J’inspecte renifle ausculte ce temple du commerce et de la perfection que j’incarne.

Ça roule coco ! Félicitation !

Propretés aux angles

carrelage fier comme un fils du désert.

Inclinaison des saucisses ? Inclinaisons réussie ?

Quartier Général Jupiter… Répondez !

Une, deux ! Une deux.

Vitrine impeccable.

Ça va ? Ça va ?

Ça va !

 

_______________________________

Je fatigue.

Bientôt 8 heures 29.

_______________________________

 

Moizossi j'y peut taller la chercher, la ptite bête chez vous

moizossi je ti vois poussière de la poussière comme dit la Mémèque des Mèques.

(Et me voilà : con. Enculeur de poulets dorés)

 

Entre cocotte ! Tu ne regretteras pas le trottoir d’en face.

Tais-toi et entre !

Viens me parler à moi. À moi ! Viens !

 

Je te parlerai le SCANDINAVE air line,

en propre en plus riche en plus beau

que le trou de...

et rassurant comme un passeport neuf

et reluisant comme le YAUTE qui n’a pas besoin de toi

et tout CHAUD le yaute quand il brille devant ton ZERVELLE de petit Zoiseau.

Et tu n’oses faire un pas

… ni même un demi pas.

Vers moi...

 

Et le YAUTE est : ouvert. Ponton : ouvert. Passerelle : ouverte. Et

sous chienne tu es je suis nous sommes

(Ne parle pas comme ça !)

et pas un cm vers moi

pas un mm vers moi.

Juste un sourire de morue séchée contre l’hélice de mon moteur intersidéral

(Ne parle pas comme ça )

 Allez, je sors fumer une clope...

 

_______________________________

Attention ! / Pardon !

_Pardon Madame, vous désirez ?

 

(Fausse alerte)

 

SOUS CHIENNE ATTENDS BON DJINN

(créé de feu et sans fumée)

 

Et pas des poulets rôtis !

 

_CRÉTIN !

_______________________________

Musique avant les paroles

Je vois…

 

Je vois destin déguisé en hasard

= sueur + déodorant

 

= Kévin = 78 Kg

= classe moyenne-moyenne-moyenne

(chacun vois midi à sa porte n’est-ce pas ?)

= moyen en attendant CDI

(CDI c’est fini cocotte, liberté maintenant, les gros oiseaux n’ont plus besoin de l’air pour voler)

LIBERTÉ des mœurs j’écris ton nom partout...

Et les allemands ont fuit !

 

MAIS …

 

Appétit d’oiseau d’appartement, cherche festin nuptial.

Cervelle d’oiseau d’appartement cherche, mille et une nuits résumées.

ET ! C’est mon droit, mon malheur et mon droit : JE VEUX !...

Je veux être Ibis nuptial sans numéro

autoroute dégagée, mariage permanent

vulves atomiques / sous-marines  / sous acide / gras.

 

Cervelle d’oiseau cherche propriétaire !

 

VOICI mon ANNONCE :

 

Moi (ma parole) = SOUS CHIENNE + TABASCO

Moi (ma parole) = SOUS CHIENNE  + grossesse nerveuse

 

Relever le menton et puis baisser la face ?

Relever ton menton jusqu’à baiser TA face ?

 

Un peu compliqué...

Tu fais bien de le dire !

Tiens ! Tu gagnes une image, il ne m’en reste qu’une profites-en, c’est la dernière :

 

mon petit cul à la droite du Père tout Puissant, en tutu, rose de bonheur, attend pour nous enseigner

la danse du bonheur et la chanson des amoureux.

 

 Il reste une place à Sa gauche,

c’est _dit-il_

la dernière !

...

Quoi faire encore ?

...

Vite !

Dans 5 minutes je meurs !

J’ai mal... Vite-Viens-Vite !

AÏE, c’est fait…

Et tu n’es pas venue me sauver ?!

 

 

Plutôt, tu voulais sauter Dieu ? Coquine !

Djamila, féroce Djamila

Comment frotter ton déodorant, ton eau de toilette, puis...

Puis retrouver la source farouche de ton odeur !

(En toute simplicité !)

 

 

Prends ma bosse et dis mon nom maintenant.

(je te le chuchote à l’oreille c’est : Djiurdoglu-Perruchi).

Touche moi Djarmila !

Alors, j’accepterai, je tolèrerai, je me tairai Djamiliana.

Je n’hurlerai plus dans ma tête comme hurlait la dernière Djarmiliana dans ma tête.

Oui, tu as bien entendu. Tu as tout entendu.

(Je sais c’est compliqué, mais pour moi aussi Djurmiliana)

Oui ! Assieds-toi, bonne idée Djiamiliana,

reprends un verre de grenadine, excellente idée Djamila

Tu arrêtes le vide Djamila, c’est ce que je veux dire :

TU / ARRÊTES / LE / VIDE

 

_______________________________

musique seule

_______________________________

 

Djiamiliana,

je ne cesse de le répéter à tes 90 kg de déconnexion ambulante

à tes 90 000 grammes que je vénère Djamilia et que je porte en procession

dans mon haleine,

autour de moi...

Autour du monde tiens...

Pendant qu’on y est ! :

 

MASSE INTERSTELLAIRE ÉCHANGE TÂCHES

CONTRE RÉMUNÉRATIONS

HUMIDES

 

Et maintenant faire briller tout.

 

Mes excuses Djamila,

T’énerve pas Djamila...

 

Par qui je m’y prends ? C’est vrai, c’est pas drôle.

C’est vrai, mais c’est pas drôle…

Tu es trop forte Djamila ! Je déconne Djamila !

Je... peux aller faire un tour dehors ?

J’y vais Djamila.

Bon … je reviens Djamila.

 

Maintenant... c’est l’heure de la sauce à reluire.

 

Poulets poulettes !

Gentil poulets, gentilles poulettes !

 

Je vous fais saliver

 

(Au trottoir passent deux parapluies.

Mes clientes

en général

n’en portent pas.)

 

Bon...

VOILÀ LA NUIT

MOI ZORRO / VOUS JANE

MOI CHITA …

MOI ÉVITER GROSSE CLAQUE.

 

C’est la fête, comme on remplit les télévisions.

C’est Noël à la ville et ma crèche, ma jolie crèche à la portée de toute les bourses

(Qu’est-ce que je raconte…)

Nouveaux clignotants partout au magasin ! Sans les prix

Nouvelles affiches partout partout partout ! Sans payer.

Et mon rêve prend chaud. Pour Chita, la porte n’est plus assez grande.

Attention voilà Chita

une pichenette, une seule de mes pichenettes…

Et c’est le compteur qui saute !

 

Maintenant la 3e poulette est gratuite.

Qu’est ce que tu racontes Chita ?

Vous trouverez pas moins cher !

Promotion de dernière minute !

Bonus Nouba Tombola

Poulets à volonté !

 

Encore et encore ?

 

Et MOI en impresario !

Et vous : élue de mon cœur !

Dépêche-toi !

(Dépêche-toi cocotte !... Même, je n’ai que ça à faire… même, je suis payé pour ça…

Dépêche-toi !

 

Moi IMPERATOR !

Grand singe devant l’unique touriste du zoo.

(Ce n’est pas à toi que je parle Djamila, non non pas à toi, ma reine.)

Car enfin tu commandes

Car enfin je commande...

 

Ça y est ! Ouf !

 

Enfin tranquille : toi... et moi.

 

Et maintenant, je parle à ces rase-mottes Djarmiliana :

cet escadron mort-né Djarmilia,

 

bras cassés, déserteurs, réfugiés bien rattrapés par leur passé Djamila !


Über-mensch ! Über-poulets ! Über-chiken ! Über-henne...

 

Comment je peux dire une chose pareille ?

Mais Jamila , ce sont des poulets Jamila…

Je ne fais pas de politique Jamila…

Des poulets morts Jamila.

De bons, d’excellents poulets rôtis.

Mais non pas de mépris, pas de méprise Jamila !

Mais oui je te respecte Jamila ! De tout mon cœur.

 Et je respecte tes frères et mes sœurs !

Ni mépris, ni haine…

Pour personne Jamila ! Surtout pas eux…

Pour des animaux comme eux !

 

Et eux, leurs saletés et leurs graisses, c'est pour qui ?

C'est pour qui le grand nettoyage ?

 

Alors je dis merci.

_ MERCI !

Merci à Djamilia d’être venue.

 

Et il faut, que je te dise une chose, encore...

 

_______________________________

 

 

_______________________________

 

Imaginons...

Imaginons que tu ne sois pas venue aujourd’hui...

Mettons !

 

Est-ce que ça m’empêcherait d’ouvrir la boutique ?

De parler à une vilaine dame ?

De chanter ma petite chanson :

 

« Tous les poulets sont des poulettes ! Toutes les poulettes sont des poulets ! »

 

_Y s’rait transexuels mes poulets ?

_Y s’rait biotoxiques mes poulets ?

_Élevés aux mauvais endroits ?

_Élevés par n’importe qui par n’importe comment ?

Mais comment c’est dieu possible Ma Dame !

Mais tu te prends pour qui, Ma Dame !

 

Et de lui dire :

 

ET DE QUEL CUL TU SORS ? Madame !

Grosse mouche ! (Que je lui dis doucement, police ment, gentleman ment) Madame, madame, madame.....

 

Et moi,

CDI vendeur-rôtisseur, noble représentant des Atrides,

Fils du Khalife et d’Hannibal (gloire à sa mère),

Parvenu genre Barbès, en stationnement gênant, (permis B)

Fils des steppes et du bord du lac artificiel,

plein sud proche country-club

anglais-parlé-cocktail-service.

Bac + 7 du poulet chaud.

Thésard médaillé de l’académie du mérite de mon propre patron.

D’autres affaires m'appellent ! Dieu chante pour moi !

 

Encore ! :

Est-ce qu’elles sont élevées sous la mère, mes poules ?

Bien sûr Ma dame !

 

Mais je les ai vu naître Ma dame !

 

C’est mon frère, l’homme de la campagne, qui élève cette marmaille.

Fier breton à l’œil solide et rouge, comme la mer.

C'est lui qui éduque cette troupe d'inconscients, Ma dame,

Et  qui enseigne, selon le savoir enseigné des écoles, Ma dame,

Et avec tout le respect que je vous dois,

des écoles où vous et moi,

moi surtout, Ma Dame, mes excuses Ma dame

...

Des écoles où je ne pourrais entrer qu’en rêve...

 

En rêve...

 

_____________________________

 

musique seule

 

_____________________________

 

En rêve...

Avec vous, Ô Shéhérazade !

Pour sortir avec vous, Ô Shéhérazade…


Main dans la main

Vers l’avenir !

Vers Tout.

(Ici elles arrivent en congélateur, par camions.)

 

Bon,

10 000 heures et nous deux,

que je les tourne les brochettes, oh déesse !

Mais je ris à votre service, Ma Reine.

 

Votre cabas !

Vous oubliez votre cabas,

Ô noble Shéhérazade !


Et, ce soir, je mangerai,

le dernier poulet.

 

...Et les autres...

 

Au congélateur !

 

À moins que...

 

Avant la fermeture...

 

De sa grosse main qui écrase la porte vitrée...

 

 

ATTENTION ! VOILÀ L’OGRESSE !!!

 

 

 

Et j’ai peur.

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